HISTOIRES D’ÔFRANCHISE · ENTREPRENDRE ENSEMBLE

Guide du futur franchisé · Partie 1

Le libertinage en chiffres.

Les données démographiques et géographiques du marché libertin en France : une pratique qui prend la lumière.

Un phénomène social

Du salon mondain au club codifié.

Le libertinage en France trouve ses racines dès le XVIIIe siècle dans les salons mondains, et s’est transformé dans les années 1970 avec l’émergence des premiers lieux dédiés. Depuis les années 2000, sa démocratisation s’accélère, portée par internet, les réseaux sociaux et la recherche de nouveaux modèles de relations.

Le club libertin est aujourd’hui un lieu codifié, encadré, à la croisée du bien-être, du loisir, de l’érotisme et de la liberté. On y retrouve une forte demande de respect, de sécurité et de qualité d’accueil, au-delà de la simple transgression.

Les sources chiffrées restent peu précises : absence de code INSEE dédié, anonymat recherché des pratiquants, volatilité des pratiques. Les données qui suivent sont qualitatives et à pondérer selon la taille des populations étudiées.

3 M

de Français ont déjà fréquenté un club libertin

~500

clubs en France métropolitaine

estimation 2025 — Le Parisien

+10 M

de visites mensuelles sur Wyylde

25 %

de clubs balnéo

65 % clubs classiques · 10 % très privés

1. La France dans l’Europe

Une pratique comparable à nos voisins européens.

« Avez-vous déjà fréquenté un lieu échangiste ? »

FRANCE7 %
ESPAGNE7 %
ROYAUME-UNI6 %
ITALIE5 %
ALLEMAGNE5 %

« Avez-vous déjà eu des rapports dans un lieu échangiste ? »

BELGIQUE8 %
FRANCE6 %
ESPAGNE6 %
ROYAUME-UNI6 %
ITALIE5 %
ALLEMAGNE4 %

Source : IFOP, personnes âgées de 18 à 69 ans — réponses « oui ».

2. La fréquentation

Une progression nette depuis 1992.

Évolution de la proportion de Français ayant déjà vécu ces expériences au cours de leur vie (ensemble de la population).

A déjà fréquenté un lieu échangiste

2,6 %7 %

1992 → 2014

A déjà eu des rapports dans un lieu échangiste

1,4 %6 %

1992 → 2014

A déjà pratiqué l’échange de partenaires

2,4 %5 %

1992 → 2014

Source : IFOP. Chez les hommes, la fréquentation passe de 3,6 % à 11 % sur la période ; chez les femmes, de 1,7 % à 3 %.

3.1 Le web, témoin du phénomène

Plus de 6 millions d’inscrits.

Avec 4,5 millions d’inscrits pour Wyylde (couples et solos) et 1,9 million pour Nouslib (couples uniquement), il est possible de mesurer la portée du mouvement : à eux deux, plus de 16 millions de visites par mois, à rapporter aux quelque 10 millions de couples de 20 à 59 ans que compte la France.

Le phénomène peut être perçu comme structurant à l’échelle de la population, même si sa pratique notoirement discrète ne permet pas d’en saisir toute l’ampleur.

Les chiffres d’audience des plateformes sont des estimations, sujettes à variations selon les périodes et les méthodes de calcul.

4,5 M

inscrits sur Wyylde

1,9 M

inscrits sur Nouslib

16 M

visites mensuelles cumulées

10 M

couples de 20 à 59 ans en France

INSEE, INED

3.2 Le profil type du pratiquant

Le libertin français en 2025.

Âge

25–45 ans, pic à 35–40 ans

Genre

30 % couples, 30 % femmes seules, 40 % hommes seuls

Orientation

Hétérosexuelle majoritaire ; bisexualité féminine autour de 30 %

Niveau socio-économique

CSP+ surreprésentées (cadres, professions libérales)

Éducation

Bac+3 à Bac+5 fréquent

Motivations

Plaisir partagé, féminisme pro-sexe, inversion des codes

Lieux

Clubs, soirées privées, plateformes numériques

Tendance

Normalisation sociale, diversité des formats, autonomie féminine affirmée

Synthèse croisée des études IFOP, Welzer-Lang, Teboul, Combessie et CSF 2023.

3.3 Par tranche d’âge

Les comportements par tranche d’âge.

Tranche d’âgeGenre dominantPratiques dominantesÉvolution
18–24 ansFemmes légèrement majoritaires (nouveaux entrants)Découverte via les apps, soirées privées soft, expérimentationFort développement récent
25–34 ansCouples hétéros, femmes seules en haussePremières expériences en clubGroupe le plus dynamique depuis 2010
35–45 ansCouples hétéros dominants, femmes seules stablesPratiques établies, sexualité collective modéréePic de stabilité des pratiques
46–60 ansCouples installés, forte fidélisation aux clubsPratiques stables, soirées régulièresPratiques installées sur le long terme
60 ans et +Couples expérimentés, quelques solosSoirées privées restreintes, activités sélectivesMinoritaire mais fidèle

3.4 Par genre

Les comportements par genre.

ProfilOrientationNotes sociologiques
FemmesHétéro et bi (20–35 %)Très fortes revendications d’autonomie sexuelle et d’inversion des codes de séduction
HommesHétéro majoritaireTrès forte demande masculine, plus difficile d’accès en solo dans les clubs
Couples hétérosHétéro dominant, bi féminine souvent intégréeCœur du modèle traditionnel des clubs
Femmes seulesBi souvent revendiquéeForte montée de cette population depuis 2010 (+150 %)
Hommes seulsHétéro majoritaireToujours majoritaires dans les clubs, mais souvent filtrés

Les tendances

  • Le libertinage devient moins stigmatisé socialement.
  • Montée de pratiques plus inclusives, où les femmes assument davantage la direction des interactions.
  • Prévalence croissante de formes souples, adaptées aux rythmes de vie modernes.

3.12 Mobilité et territoire

Une pratique à forte mobilité géographique.

Couples et hommes seuls n’hésitent pas à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour une soirée en club, ce qui favorise l’anonymat. Les densités les plus fortes se trouvent en Île-de-France, dans la vallée du Rhône et dans le Sud de la France, avec des incursions régulières vers l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et l’Espagne.

Selon les départements, la part de libertins dans la population varie de 2,3 % à 5,9 % (source : Libertin.io, 2023).

En conclusion

Un public plus jeune, plus féminin, plus éduqué

  • La tranche 30–45 ans devient dominante dans les clubs urbains.
  • De plus en plus de femmes seules, avec une attente d’espace sécurisé.
  • Une forte représentation des CSP+.

De nouvelles attentes

  • Respect du consentement et codes de comportement explicites.
  • Rejet des ambiances glauques, impersonnelles ou trop masculines.
  • Expériences ludiques, sensorielles et sociales.
  • Hygiène, confidentialité et qualité de service.

À lire ensuite · Partie 2

L’économie du libertinage

Le modèle économique des clubs et leur environnement concurrentiel.

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